Les différentes catégories de biomasse

La biomasse est la production (par l'homme) de matière vivante (animale ou végétale et leurs co-produits) en grande quantité. Elle comprend donc les cultures, le bois, les animaux et leurs effluents, les déchets verts ou des industries agro-alimentaires, la fraction fermentescible des déchets ménagers ou industriels et les boues de station d'épuration.
C'est donc un domaine très vaste.



Dans le domaine végétale, on peut distinguer les cultures annuelles (de quelques mois pour les légumes à plus d'un an pour le colza) qu'il faut replanter chaque année des cultures pérennes que l'on récolte plusieurs fois de suite sans les replanter (de l'herbe aux taillis). A part les légumineuses qui utilisent l'azote de l'air, les cultures nécessitent des apports de nutriments (essentiellement azote, phosphore et potasse) importants.



On peut aussi distinguer le caractère plus ou moins ligneux des plantes. Le bois est ligneux, composé d'une partie essentiellement carbonée, structurée et plus ou moins morte et d'une autre très vivante, contenant ou faisant circuler les nutriments. Le carbone vient du dioxyde de carbone de l'air, transformé en chaîne carbonée par la photosynthèse. Les arbres poussent donc sans fertilisant (ou avec peu de fertilisant pour les taillis à très courte rotation). Les plantes ligneuses recyclent donc le carbone de l'air d'un rythme annuel (miscanthus) à un rythme de plusieurs décennies (forêt). Au point de vue énergétique, l'arbre est donc un capteur naturel de l'énergie solaire qu'il transforme en énergie stockable.
Souvent, le terme de biomasse est réduit à l'utilisation énergétique. Cette vision est préjudiciable au respect de la hiérarchie des types de valorisation (voir ci-dessous). D'autre part, plusieurs acteurs gèrent à la fois de la biomasse-énergie et d'autres types de biomasse : agriculteurs, entreprise de travaux agricoles et forestières…
Même si Val Biomasse commence son activité par le bois énergie, elle le fait dans une optique incluant tous les types de valorisation et donc de biomasse.



Comment valoriser la biomasse ?

Par ordre d’intérêt social et environnemental, la première valorisation est l'alimentation humaine et animale.
Pour le bois, la valorisation la plus durable est le bois d’œuvre, car il prolonge la durée du stockage du carbone qu'il contient. Les autres utilisations sont le papier, les panneaux de particules et enfin l'énergie par simple combustion.
D'autres sources de biomasse (déchets verts, effluents, etc) peuvent être valorisées en énergie par méthanisation ou gazéification.
Il existe aussi d'autre forme de valorisation en cours de développement : chimie, bio-matériaux…

Le bois, première énergie renouvelable

Première forme d'énergie maîtrisée par l'homme, le bois énergie représente actuellement 20 % du bois exploité en France.
C'est ainsi la première énergie renouvelable, représentant 47 % de la production.
Le chauffage traditionnel et individuel évolue avec des appareils de plus en plus performants au point de vue thermique mais aussi quant à la souplesse d'utilisation, notamment grâce au granulé de bois.
Les chaufferies à bois déchiqueté équipent de plus en plus les agriculteurs, les collectivités et les industriels.
Ainsi, la consommation bretonne de bois déchiqueté est passée de 100 000 t à plus de 400 000 t entre 2008 et 2015. Les nouveaux plans foret et bois énergie devraient permettre d'augmenter encore la production de 185 000 t en 5 ans.



Quelles ressources pour le bois ?

En France, la forêt s'accroît depuis le XIXème siècle (plantation des Landes, mais aussi des landes bretonnes). Actuellement, environ 50 % de l'accroissement annuel de la forêt (en volume) seulement est exploité. Cette sous-exploitation s'explique par des facteurs naturels (diversités des essences, difficulté d'accès aux gisements...) et des facteurs organisationnels (multiplicité des propriétaires de petites surfaces, manque d'organisation de la filière). Cela aboutit au paradoxe suivant : En France, pays européen ayant la plus grande surface boisée, le bois est le deuxième poste de déficit commerciale après les énergies fossiles ! La France a donc adopté un plan ambitieux pour la filière bois de façon à améliorer la situation.
Une partie de connexes de production de bois d’œuvre (50 % du bois mobilisé) est valorisée en énergie, mais aussi de plus en plus les coupes d'éclaircie, de bois pauvre, de bocage.
Les entreprises sont maintenant équipées de moyens mécaniques adaptés à cette valorisation.

Vers une gestion moderne et durable



Le bois nécessite une gestion pluriannuelle quand il est sur pied. En aval de cette gestion pluriannuelle, il s'agit d'organiser et de suivre les chantiers, le transport, le stockage du bois et la vente, réalisés en général par plusieurs prestataires. La gestion du bois énergie a des spécificités, notamment le suivi du degré d'humidité.
C'est pourquoi MHG Systems, développe depuis 10 ans un outil en ligne adapté à cette gestion, appelé « Biomass Manager ».
Val Biomasse commence son activité en mettant cet outil à disposition des clients français (propriétaires, prestataires, responsables d'approvisionnement en bois énergie, gestionnaire de chaufferie)


Risque-t-on de manquer de bois?

La France exploite en moyenne environ la moitié de l'accroissement naturel des bois et forêts. La carte ci-contre montre que dans la plupart des départements ce pourcentage est encore plus faible. Il n'y a donc pas de risque de pénurie si la mobilisation s'étend à des ressources non encore exploitées.

L'évolution des moyens techniques et de gestion le permet.

Source : dossier presse biomasse énergie du 1er octobre 2015